Hollande, le 04 juin 2008. Le Père Vincent McMahon, prêtre légionnaire du Christ est en mission pastorale en Hollande depuis plus d’une décennie. En 2006 il a été nommé directeur spirituel du séminaire diocésain d’ Haarlem.
Dans quel séminaire êtes-vous directeur spirituel ?
P. Vincent : Dans le séminaire d’Haarlem, proche d’Amsterdam. L’évêque, Mgr. Joseph María Punt, est très fidèle et dynamique. Le directeur du séminaire est Mgr. Jan Hendriks, un homme très capable et très pieux. Il y a approximativement 10 années il a participé à un cours de formateurs de séminaires, organisé par les Légionnaires du Christ. Il est également expert en droit canonique et un modèle de fidélité dans tous les domaines. C’est une grande joie que d’avoir un évêque et un pasteur comme ceux-ci. Grâce à eux, la doctrine, la discipline et la liturgie sont de très haut niveau.
Le bâtiment du séminaire est neuf, pas très grand, situé dans une forêt parmi les tulipes. C’est un des lieux de Hollande les plus beaux. Il est très proche d’Amsterdam, de La Haye, de Rotterdam, de Leiden, etc.
Quelle est la situation des séminaires en Hollande ?
P. Vincent : Tous les séminaires du pays ont été fermés en 1968 et ont été remplacé par des facultés de théologie externes. Plusieurs séminaires ont été réouverts par la suite et celui de Haarlem en 1995.

Le Père Vincent lors d’une homélie
Quand et comment avez-vous été amené à travail dans ce séminaire ?
P. Vincent : Voilà deux années que je collabore au sémianire. L’évêque et le recteur tiennent la légion en grande estime pour la formation équilibrée qu’elle dispense. Mon seul défi a été de combiner mon travail au avec mon travail paroissial dans le diocèse de Roermond que je ne devais pas négliger. Cela a été résolu, pas facilement, en consacrant un autre prêtre légionnaire pour me remplacer dans mes tâches paroissiales pendant les jours où je suis au séminaire. Mon ministère pastoral se fait donc dans deux diocèse : Roermond, dans le sud, et Haarlem, dans le nord.
Quelle est la tâche d’un directeur spirituel dans un séminaire diocésain ?
P. Vincent : En tant que directeur spirituel je fais partie de l’équipe de formateurs. Je vis trois jours par semaine au séminaire. Je reçois les séminaristes. En principe je dois les rencontrer une fois par mois, mais grâce à Dieu presque chaque semaine ils passent me voir. Les séminaristes le demandent, je ne les appelle pas.
Comment se déroule votre mission ?
P. Vincent : Parmi mes activités se trouvent la responsabilité de la liturgie du séminaire (c’est un grand défi parce que les Hollandais dominent tous les rituels à la perfection dès la première année), j’assiste à la réunion hebdomadaire du conseil, je prêche les retraites mensuelles et les exercices annuels, j’assiste aux repas et aux actes de pitié avec eux.
Mons. Hendriks insiste beaucoup que le prêtre qui travaille au séminaire soit un modèle en tout : formation doctrinale, humaine, liturgique, pastorale, prêche, etc.
Selon vous, que peut apporter le charisme des légionnaires du Christ à la formation de séminaristes diocésains ?
P. Vincent : Ils reçoivent déjà la richesse de la spiritualité sacerdotale de l’Église ; mais ils le reçoivent en peu de temps. La spiritualité légionnaire peut offrir un enrichissement, une occasion d’approfondir certains domaines, je citerai surtout le christocentrisme, la charité, le sens pastoral, la joie. En même temps je dois dire que j’apprends également beaucoup d’eux : leur discipline personnelle, leur sens liturgique et leur amour de l’Église. Ils sont très édifiants.