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English | Español | Italiano | Deutsch | Polski | Magyar Jeudi 4 décembre 2008
Témoignages

Extraits d’un interview avec le Père Antonny Bannon, L.C.

le Père Antonny Bannon, L.C., assistant pour la vie religieuse du territoire de New York, nous présente sa grande expérience du travail vocationnel et du développement de la Légion et du Mouvement aux Etats-Unis.

Père, comment avez-vous reçu la demande de Nuestro Padre d’aller fonder la Légion et le Mouvement aux Etats-Unis et quelles consignes vous avait-il données ?

P. Anthony : Je précise que je ne suis pas venu aux Etats-Unis pour fonder la Légion puisque Nuestro Padre m’a envoyé ici en 1976, onze ans après la première fondation en Amérique du Nord. C’est le 1er mai 1965 que le noviciat de Woodmont, dans le Connecticut, a été fondé. Vers 1970, nous avons acheté notre première propriété dans ce pays et, ensuite, le noviciat a été transféré à Orange, toujours dans le Connecticut. C’est en 1973 et 1974 que commencèrent les petites communautés qui, en réalité, étaient de petites équipes de deux ou trois membres, à Détroit, New York, Haddonfield et Silver Spring.

Pour moi, en ce qui me concerne, tout a commencé vers la fin mars 1976. J’étais alors assistant du Père Blázquez pour la section de jeunes de Mexico D.F., - plus exactement, plutôt que de l’assister, il était en train de tout m’apprendre - quand Nuestro Padre m’appela pour me dire qu’il m’envoyait aux Etats Unis. Il ne me dit que très peu de choses si ce n’est que je serai le recteur du Centre du Noviciat à Orange, ce qui impliquait de chercher des vocations. Il me fit part de son inquiétude devant la situation dans laquelle se trouvaient les vocations à cette époque. Il m’a également dit qu’il me nommerait plus tard supérieur-coordinateur des quatre petites communautés d’apostolat, toujours sous la dépendance du directeur territorial du Mexique et qu’à la fin de l’été, au plus tôt, il me chargerait d’une troisième responsabilité. Ce qui s’est réalisé quand il m’a nommé instructeur des novices en septembre, charge que j’ai exercée pendant deux ans.

Quand je lui ai demandé si c’était bien ce qu’il voulait, parce que - en dehors de la langue - je ne connaissais rien de la vie américaine et je ne savais même pas comment se faisait une tournée vocationnelle, il me répondit simplement : « Vous avez combien, 11 - 12 années dans la Légion ? - 11 ans et demie, Nuestro Padre” - Onze ans et demie, alors vous savez déjà ce qu’est la Légion. Maintenant partez pour les Etats-Unis et faites-le”. Et il ne me donna pas plus indication.

Le Père Blázquez me donnait beaucoup de son temps, m’expliquant, me donnant des orientations dans l’apostolat, et je lui suis très reconnaissant des deux mois que j’ai passés avec lui - je lui demandais : « Père qu’est ce qui est fondamental ? Que feriez-vous si on vous envoyait là où il n’y a pratiquement rien ? ». Sa réponse ne fut pas compliquée. « Eh bien, je ferais la même chose que ce que j’ai fait il y a vingt ans en arrivant dans cette section de jeunes. Je prendrais le Manuel du Regnum Christi et je l’appliquerais. Je ne chercherais pas à faire autre chose ». Cette réponse m’a beaucoup éclairé

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ici et quelles furent vos priorités dans l’apostolat ?

P. Anthony : Je crois que tous ceux qui viennent dans ce pays sont impressionnés par son ampleur : tout est grand, le mouvement est continuel, le rythme de la vie quasi frénétique, surtout quand on atterrit à New York... Ce qui a beaucoup retenu mon attention, c’est le caractère ouvert, aimable, spontané et honnête de tout le monde. Ici chacun respecte l’opinion et la liberté de l’autre. Ce qui fait que les rapports sont très directs et très francs, choquant même au début, mais ils disent ce qu’ils pensent et attendent de vous que vous fassiez de même. Elevé dans la prudence irlandaise et déjà habitué à la courtoisie latine, je dois dire qu’au début, j’ai eu du mal à m’y habituer. Mais en écoutant les commentaires de Nuestro Padre et en voyant comment il s’en réjouissait lui-même en profitant de cette ambiance si ouverte et si libre, j’ai rapidement vu que cette liberté dans laquelle évoluait les gens était un aspect très compatible avec l’esprit de conviction et de fidélité à la conscience personnelle qui était à la base de notre formation. Le danger était moindre que dans d’autres sociétés où on disait une chose extérieurement alors qu’on en pensait intérieurement une autre. Parlant avec les autres pères qui avaient plus d’expérience, il nous a semblé qu’il était important d’en profiter.

Le Père Anthony Bannon coordonne des apostolats avec Jose Carredano, un des premiers membres du mouvement Regnum Christi
Le Père Anthony Bannon coordonne des apostolats avec Jose Carredano, un des premiers membres du mouvement Regnum Christi
J’avais entendu de la bouche de Nuestro Padre que ses plus grandes préoccupations étaient les vocations et l’adaptation à une culture nouvelle qui ne devait pas nous conduire à perdre la nôtre. Ma première impression m’a amené à penser que si nous arrivions à obtenir un bon fonctionnement de chaque centre d’apostolat, il y aurait des vocations. De fait, sur les deux vocations qui se présentèrent à l’été 1976, l’une était celle d’un jeune du Règne

De nombreux légionnaires et membres consacrés, cofondateurs également, auront à fonder dans d’autres pays. Quels conseils leur donneriez-vous pour cette tâche « de tracer le chemin » ?

Père Anthony : Avant tout, une grande confiance en la Légion et dans le Mouvement. La conviction de ce qu’ils sont quelque chose que Dieu veut et dont le monde a besoin. Sentir notre responsabilité personnelle : si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Avoir aussi une grande confiance dans le Mouvement, avec le trésor de notre charisme particulier qui possède un incroyable pouvoir de transformation, véritablement universel et non d’un seul pays ou d’une seule région ou d’une culture particulière dans le monde. Cultiver un amour chrétien et un profond respect envers le pays où on a été envoyé, envers sa culture, ses idéaux et son histoire, ce qui ne veut pas dire être simpliste et penser sans réfléchir davantage, que tout est bien, surtout pour les cultures qui apparaissent en marge du message de la Révélation. Garder un esprit critique sain, basé sur les principes philosophiques et surnaturels de la foi.

Si la mission implique l’étude d’une nouvelle langue, chercher à la dominer au maximum et ne jamais cesser d’en chercher un meilleur perfectionnement. Comme il est facile de se contenter d’être compris par les gens ! Et si c’est la même langue, s’adapter à l’usage local, avec toujours la hauteur qui caractérise le légionnaire. Aucun préjugé, toujours voir le bon, trouver les aspects de notre spiritualité qu’ils pourront comprendre et apprécier davantage, et, par cette porte, les conduire à la totalité de la richesse du Mouvement. Il ne s’agit pas de leur donner un Mouvement à la hauteur de leur culture, mais de commencer par ce qu’ils pourront apprécier davantage pour qu’ils puissent, ensuite, assimiler ce qui est nouveau ou plus difficile pour eux.

En ce qui concerne le travail vocationnel, comment l’avez-vous réalisé au cours des premières années et quels fruits avez-vous obtenus ? Père Anthony : En lisant, en observant et en discutant avec ceux qui avaient déjà travaillé là ; j’ai compris que le problème était, tout à la fois, compliqué et simple. Compliqué parce qu’il y avait de nombreuses divisions dans l’Eglise, dans les diocèses, dans les paroisses et même dans les ordres religieux et beaucoup de désorientation dans les écoles catholiques. Une grande partie de ces divisions partait de jugements téméraires, d’un manque de connaissance, de confusion idéologique comme aussi d’erreurs et de faits réels qui se passaient. Il y avait des groupes, aux deux extrémités, et la critique du Magistère de l’Eglise venait des deux côtés, aussi bien des plus libéraux que des plus « conservateurs ».

Il y avait encore de bonnes familles catholiques, mais à cause de la désorientation des séminaires et des ordres religieux, tout en étant le berceau de vocations naturelles, paradoxalement, ces familles devenaient les opposants les plus actifs à la vocation de leurs enfants. Elles avaient peur - et très souvent avec raison - que leurs enfants perdent la foi en suivant leur vocation et, malheureusement, cette peur se fondait sur des faits réels. Il fallait rompre ce cercle vicieux et gagner la confiance de ces familles. Une fois ce travail de confiance réalisé - environ trois ans - les groupes de candidats commencèrent à augmenter.

Au cours de ces dernières années, les sociétés ont beaucoup changé. Il y a quelques décennies, le tissu social était plus imprégné d’une vision surnaturelle de l’existence : peu à peu cette vision est devenue plus naturaliste et sécularisée. Le travail vocationnel a dû s’adapter à ce nouveau contexte. Pourriez-vous nous dire, à votre avis, ce qui ne pourra jamais changer dans le travail vocationnel d’un cofondateur et ce qui a changé ?

Père Anthony : Je crois que c’est un thème trop vaste pour le commenter en détails ici mais je crois aussi que c’est quelque chose de tellement connu que ce n’est pas la peine d’aller jusqu’aux détails. Je crois qu’il suffit de dire que le terrain devait être préparé si nous voulions que la semence lève. Cette préparation du terrain et l’entretien de la semence une fois tombée en terre, comptait avant sur de nombreux appuis externes qui n’existent plus aujourd’hui. Si nous voulons recueillir les fruits, nous devons les créer. Heureusement ou, pour mieux dire, .providentiellement - en réfléchissant à l’action de la Providence de Dieu - dans les apostolats du Mouvement, nous disposons de nombreux moyens de changer et de créer de nouvelles ambiances.

Je crois aussi que nous avons découvert, dans la “méthodologie” du Christ avec les apôtres, les principes constants du travail vocationnel. Le Christ allait à la rencontre, il allait les chercher, il ne restait pas passif. Il rencontra les premiers parmi les disciples de Jean le Baptiste, des jeunes déjà à la recherche de quelque chose. Et, dès le premier instant, il convertit ces deux premiers en pêcheurs d’hommes : André amena Pierre et Jean amena Jacques... Il passa du temps pour les former. Nous ne connaissons pas beaucoup de détails sur le comment il rencontra les autres, Matthieu, Simon le Zélote par exemple ; nous ne savons pas combien de catéchèses indirectes il fit à Matthieu avant de l’appeler, mais nous savons qu’à partir du moment où il les appela formellement et définitivement, ils étaient prêts et disposés même s’ils ne comprenaient encore rien.

Un autre facteur que nous semblait également très clair était que si les apôtres ne savaient pas tout quand le Christ les appela, mais ils le connaissaient lui, personnellement. Un autre élément est qu’il ne les a pas attirés avec des promesses de bien-être ou de récompense dans cette vie. Il ne leur a pas proposé d’autre programme que de le suivre, lui. Nous avons très bien vu cela reflété dans le travail apostolique de Jean Paul II et de notre Saint Père Benoît XVI et, naturellement, chez Nuestro Padre. Des plans immenses, oui, mais la gloire et la condition pour y arriver, c’est la mort à soi-même, l’identification au Christ

Il est évident qu’il ne peut y avoir de vocation sans appel de Dieu puisque c’est l’essence même de la vocation. Et Dieu nous demande de prier pour qu’il appelle davantage d’ouvriers à sa moisson. Et cela ne changera jamais. Mais sachant cela, ce qui nous occupe habituellement dans le travail vocationnel c’est d’atteindre ceux que Dieu appelle, de le leur faire découvrir et de les aider à être généreux. Avant, les sociétés occidentales ou, au moins certaines ambiances, favorisaient la formation d’une base humaine et intellectuelle solide ; la famille était plus stable et il y avait moins de problèmes émotionnels chez les jeunes, l’Eglise avait des structures qui permettaient la transmission et une meilleure pratique de la foi. Les jeunes étaient mieux protégés contre les dangers au cours des années délicates où leur personnalité s’affirmait. Ils sont maintenant la proie d’agressions avant même la puberté. Il n’y a aucun doute que la solution est de créer des noyaux, des groupes de familles et d’individus, qui s’appuient, se défendent mutuellement. Nous le faisons déjà dans le Mouvement et de nombreux autres groupes le font aussi dans l’Eglise.

Trois éléments aident à aider les vocations : la prière, la famille et l’authentique formation de la jeunesse. Lancer les filets veut dire être perpétuellement en train de chercher à contacter de plus en plus de jeunes ; allant toujours à leur rencontre, les invitant, les attirant. Quelques équipes réduites et des sections rachitiques ne vont pas produire la récolte des vocations que Dieu nous demande. Plus les membres seront portés par le zèle apostolique, plus ils auront des initiatives entre eux, plus ils se sentiront responsables de cette expansion continuelle, de l’abondance des activités ouvertes, de l’abondance de la captation.

Dans le travail vocationnel, il y a des moments de triomphe mais aussi des moments d’échec (au moins apparent) : on organise des jours de vie en équipe et finalement peu de garçons invités y viennent ; la fin de l’année approche et les jeunes « sûrs » décident de ne pas aller à la candidature ; des vocations généreuses paraissant déjà bien parties, ne viennent finalement pas, etc. Que doit faire le « recruteur » - et, en définitive tout légionnaire cofondateur - devant cette inévitable expérience d’échec ?

P. Anthony : Exactement ce que l’on fait devant la réalité de ses faiblesses et de ses chutes personnelles : se relever et continuer à lutter. Préférer la lutte à la chute, comme dit Nuestro Padre. Nous nous décourageons uniquement lorsque nous prenons ces petits échecs comme des affronts faits à nous-mêmes. « ce garçon m’a lâché !”, une telle façon de penser est la meilleure formule pour s’enfoncer et révèle un malentendu fondamental comme si nous étions, nous, les personnes importantes, comme si tout dépendait de nous. « Je n’ai pas pu amener ce garçon, je ne vaux rien pour cela. Dieu se trompe...” ou, pire, quelqu’un peut faire retomber la faute sur la Légion : “c’est qu’elle est très exigeante les garçons n’acceptent pas ses conditions... ». C’est une trahison et - je dirais même - presque un blasphème puisque celui que nous critiquons c’est Dieu lui-même et son inspiration. C’est l’égoïsme lui-même qui embrouille et emmêle perpétuellement les plans de Dieu, c’est lui qui nous empêche de nous lever pour faire un autre essai, pour analyser nos erreurs avec sérénité et prendre les moyens pour les dépasser. Cette obsession pour la réussite personnelle est ce qui peut tout ruiner. Il est très important de prier pour les vocations, mais prier avec humilité. Non pas prier pour que mon travail réussisse mais demander à Dieu - avec toutes les fibres de notre âme - que, malgré notre faiblesse et nos erreurs, il conduise les âmes sur son chemin ; qu’il touche le cœur et leur fasse entendre sa voix au plus intime de leur conscience.

Tous les légionnaires et tous les membres consacrés, indépendamment de l’apostolat que nous réalisons, nous sommes des recruteurs vocationnels. A votre avis, quels seraient les éléments indispensables d’un bon programme vocationnel ?

P. Anthony : nous manquons de contacts avec un bon nombre de jeunes, ou avec un nombre moins important mais sélectionné. De plus, il faut qu’il y ait une bonne formation spirituelle et, aujourd’hui, une formation humaine aussi du caractère et de la volonté. Il faut avoir une activité et une expérience d’apostolat. Tout cela normalement, sera acquis, puisque c’est ce que nous faisons dans le Mouvement. La meilleure façon de cultiver cette vocation, c’est d’incorporer ce garçon au Mouvement et d’appliquer tous les éléments pour qu’il tombe amoureux du Christ, s’ouvre à sa grâce, fasse l’expérience de ce que cela représente d’être apôtre et découvre qu’il y a des besoins que seul un prête peut assurer ; c’est un travail spirituel à fond, de personne à personne, avec le garçon.

Il n’est pas facile d’attirer des vocations à la Légion ou au Mouvement. Certains cofondateurs pourraient se sentir découragés et même avoir peur face à cette tâche : ils ne se croient pas « leaders », la timidité les trahit ou même la crainte de l’échec les paralyse ? Que peuvent-ils faire pour vaincre cette peur ?

Père Anthony : Croire et aimer « concrètement », se lancer. Là, il n’y a rien d’autre à faire. Très souvent, précisément l’homme qui semble le moins doué humainement est le plus efficace, parce que lui, tout comme les autres âmes, se rendent parfaitement compte qu’ils n’agissent pas par vanité mais par amour et fidélité.

Le Père Anthony Bannon dirige une retraite à Cheshire, le noviciat des Etats-Unis
Le Père Anthony Bannon dirige une retraite à Cheshire, le noviciat des Etats-Unis
Une dernière question - pardonnez-moi si elle est un peu indiscrète - dans votre vie, combien de vocations avez-vous obtenues ? En avez-vous le compte ?

Père Anthony : Plutôt qu’indiscrète, la question est un peu simpliste et, pardonnez-moi, si je dis même un peu en dehors de la réalité. En lisant les témoignage vocationnels et d’autres publications parues sur le sujet, il est très facile de voir que les influences sur chaque vocation sont multiples et dire que l’un ou l’autre « a obtenu telle ou telle vocation » me semble presque toucher au grotesque. C’est abaisser la constance et la finesse avec lesquelles Dieu a cultivé et soigné cette vocation au cours de toute une vie, se servant d’une infinie variété de causes secondes, très souvent sans ces mêmes causes ne soient conscientes du plan ultime de Dieu. Au mieux on est celui qui a lancé l’invitation, mais sans l’action de Dieu dans l’âme, quelle réponse pourrait-il y avoir ? Sans l’éducation que ce jeune a reçue, sans les bons exemples de ses parents, d’un prêtre qu’il a connu enfant, etc....

J’ai appris cette leçon dans ma propre chair avec le cas d’un garçon qui est maintenant prêtre. Avant la candidature, il m’écrivit pour me dire que finalement, le plus probable était qu’il ne viendrait pas. Je lui répondis en l’encourageant et finalement, après plusieurs semaines, il est venu à la candidature. Evidemment, je me sentais très bien parce que, selon moi, « j’avais sauvé cette vocation ». Mais lorsque ce candidat écrivit l’histoire de sa vocation dans la revue, il est évident qu’il ne se rappelait absolument pas de ma lettre et que peut-être même il ne l’avait pas reçue. Ce qui avait motivé sa venue à la candidature, c’est ce que lui avait dit sa maman en le voyant de plus en plus mélancolique parce qu’il n’arrivait pas à se décider : « Tu as ou tu n’as pas la vocation, mais si tu as promis à Dieu d’y aller, tu ne seras jamais content si tu ne le fais pas ». C’est ce qui l’a fait se décider. Et moi qui pensais que c’était ma lettre. Depuis ce moment je ne me risque plus à dire que j’ai obtenu une vocation. J’espère les avoir souvent aidés mais la réalité est que je n’en sais rien.

Note biographique Le Père Anthony Bannon est né à Dublín (Irlande) le 25 avril 1947. En 1966 il est entré au noviciat de la Légion en Irlande. Il fit sa première profession en 1966 et sa profession perpétuelle en 1972. Il a été ordonné prêtre le 24 décembre 1975 par Monseigneur Eduardo Pironio. De 1976 à 1990 il fut recteur du noviciat des Etats-Unis. A partir de 1988, année où fut érigé le Territoire d’Amérique du Nord, il en fut directeur territorial jusqu’en 2004. Entre 1995 et 1996 il s’est consacré à la fondation du noviciat comme recteur et instructeur des novices. Il a été conseiller général de 1980 à 1992 et a participé à tous nos Chapitres Généraux ordinaires.




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